Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) sont un ensemble d’affections qui touchent les muscles, les tendons, les nerfs, les ligaments et les articulations. Les TMS se développent progressivement et sont bien souvent liés au travail. Ils se manifestent par des douleurs, une gêne fonctionnelle, une perte de mobilité ou de force, pouvant aller jusqu’à une incapacité partielle ou totale de travail.
Les TMS n’arrivent jamais brutalement. Ils s’installent avec le temps et sont multifactoriels : gestes, postures, organisation du travail, rythme, stress…
Comment éviter les TMS et comment faire pour que ce problème soit considéré comme un sujet à part entière dans les entreprises ? Quelques pistes de réflexions avec Cochiz !
Quelques Chiffres sur les TMS
- 88% des maladies professionnelles en France sont liées aux TMS (reconnues par le régime général) soit 44 492 (selon Santé Publique France).
- 58% Des femmes de 18 à 64 ans souffrent de TMS dans la population française.
- 51% des hommes de 18 à 64 ans souffrent de TMS dans la population française.
- 47% des femmes et 40% des hommes déclarent des TMS au dos dans la population française de 18 à 64 ans.
- 35% des hommes et 39% des femmes déclarent souffrir de lombalgies.
(Sources : Baromètre de Santé Publique France de 2021)
Les TMS : qu’est-ce c’est ?
Les TMS atteignent plusieurs régions du corps humain, parfois simultanément, selon le type de travail effectué et la posture adoptée. En général, les membres supérieurs ainsi que le dos sont les plus concernés par ce fléau.
Quelles parties du corps sont concernées ?
Les Troubles Musculo-squelettiques peuvent toucher l’ensemble de l’appareil locomoteur. Certaines zones sont particulièrement sujettes à ce problème, car elles sont davantage sollicitées au travail.
Parmi les parties du corps les plus touchées, on peut citer le cou et les cervicales. Une mauvaise position de travail peut entraîner des douleurs, raideurs et tensions à ce niveau. Ces problèmes sont souvent liés à une posture statique et au travail sur écran et peuvent être amplifiés par un mauvais choix de mobilier.
Les épaules sont aussi mises à rude épreuve, avec comme conséquences des tendinites et des inflammations des tendons de la coiffe des rotateurs de l’épaule. Autrement dit : conflits sous-acromiaux. Ces problématiques concernent davantage les métiers où le port de charge et le travail répétitif sont importants.
Engourdissements, canal carpien, tendinites et perte de force… Les poignets, mains et doigts sont aussi souvent concernés par les TMS. Ces difficultés sont souvent rencontrées dans les métiers manuels ou les emplois liés à la logistique. Elles sont aussi fréquentes dans le cadre d’un métier de bureau avec travail sur écran (usage de la souris notamment).
Enfin, l’une des parties du corps les plus exposées à ces problèmes est le dos avec des lombalgies qui peuvent être très handicapantes et liées à la posture. Une posture inadéquate lors du port de charges lourdes ou une inadaptée devant son poste de travail.
Ce que les TMS ne sont pas ? ❌
❌ Les Troubles musculo-squelettiques ne sont pas de “simples petits bobos”. Ils ne sont jamais passagers et les prendre à la légère peut vous exposer à de lourdes conséquences : douleurs chroniques, invalidantes et durables. Par exemple : une douleur à l’épaule qui revient régulièrement depuis plusieurs semaines n’est pas anodine.
❌ Ce ne sont pas non plus des accidents soudains. Ils ne sont pas liés à “un faux mouvement”. Ils ne surviennent pas brutalement mais s’installent progressivement, parfois sur plusieurs années.
❌ Les TMS ne sont pas liés à l’âge. Vous pouvez avoir 25 ans, toutes vos dents, et une tendinite au poignet qui s’installe. Jeunes comme plus expérimentés, tout le monde est égal face aux TMS !
❌ “Les métiers de bureau ne sont pas concernés par les TMS” ? : Faux. vous l’aurez deviné car nous en avons parlé plus tôt, les métiers physiques ne sont pas les seuls concernés par ce fléau. Le travail sur écran présente de réels risques, qui peut mener à des douleurs aux cervicales et au poignet chez un salarié administratif. La position et le choix du mobilier doivent être adaptés pour contrer ce fléau.
❌ Ce ne sont pas non plus des problèmes qui se corrigent d’eux-mêmes. Cela implique de se former, mais pas uniquement. Il faut prendre le sujet à bras le corps : revoir les cadences, revoir les postures et éventuellement revoir le matériel et le mobilier pour prévenir ces problèmes.
Pourquoi est-ce un sujet majeur en entreprise ?
Les TMS sont un sujet majeur en entreprise car ils se situent à la croisée entre la santé, la performance, le bien-être et l’organisation du travail. Leur impact est humain, managérial, et il faut bien le dire : économique.
Ces troubles sont la première cause de maladies professionnelles, concernant tous les secteurs d’activité : BTP, industrie, tertiaire, santé, logistique… Travailler en ayant une douleur quotidienne, c’est s’exposer à un danger sournois. Les TMS altèrent le bien-être et la qualité de vie au travail et peuvent conduire à un manque de productivité, voire à une désinsertion professionnelle.
Des arrêts de travail fréquents, parfois de longue durée… Ces problèmes sont réels pour les entreprises avec comme conséquences une baisse de productivité, de qualité et des coûts indirects souvent sous-estimés (désorganisation, remplacement, formation…)
Ce sont aussi des enjeux juridiques puisque les entreprises sont obligées de disposer d’un DUERP (Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels) dès l’embauche du premier salarié. Ce document permet le recensement des risques auxquels sont exposés les salariés dans l’entreprise, dont les troubles musculo-squelettiques. Mais encore une fois, il ne suffit pas de lister les risques, il faut aussi agir…
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Comment bien identifier les TMS ?
Identifier les troubles musculo-squelettiques, c’est avant tout un travail de communication et de repérage des signaux faibles.
Identifier les facteurs de risque
En entreprise, selon le secteur d’activités et les différents types de postes, plusieurs facteurs sont à prendre en compte : physiques, organisationnels et psychosociaux.
- Côté physique, il faut considérer la répétitivité des tâches, les postures de chacun, les opérations de manutention, identifier et lister les outils inadaptés.
- D’un point de vue organisationnel, on regardera les cadences, la pression du temps et éventuellement le sous-effectif qui pousse parfois à aller plus vite au détriment de sa santé.
- Sur le plan psychosocial, il faut être vigilant en premier lieu au stress des équipes, à leur désengagement et éventuellement à leur manque de reconnaissance.
Repérer les signaux d’alerte
En tant que potentielle personne affectée par des TMS, plusieurs signes doivent vous alerter :
- Douleurs récurrentes au dos, aux épaules, au poignet, au cou…
- Raideurs à divers moments de la journée
- Des fourmillements, des engourdissements
- Une baisse de force et une fatigue inhabituelle
- Des douleurs qui sont moins importantes le week-end ou pendant les congés
Ces éléments ne sont pas forcément liés à des TMS, surtout si les douleurs sont ponctuelles. Mais il est important pour les collaborateurs de les surveiller, et de consulter un spécialiste, afin d’éviter qu’elles ne conduisent à des problèmes plus graves.
Écouter les salariés
Au-delà de regarder : écoutez ! Personne ne connaît mieux le travail et ses contraintes que ceux qui le font. Lors d’entretiens individuels, vous pouvez aborder les problématiques liées aux troubles musculo-squelettiques. Profitez de discussions informelles en salle de pause ou en réunion pour évoquer ces sujets.
Si vous souhaitez des retours quantitatifs, vous pouvez adresser un questionnaire ciblé (sur les douleurs, fatigue, contraintes) non nominatif à vos collaborateurs afin qu’ils abordent sans pression les problématiques liées aux TMS.
Les conséquences des TMS
Pour les salariés
La conséquence principale pour les collaborateurs est évidemment l’impact sur la santé : les douleurs chroniques, la perte de mobilité, les raideurs, la fatigue physique et mentale et le risque d’aggravation. Cela peut mener à des problématiques sur le parcours professionnel du collaborateur : arrêts de travail répétés, restrictions médicales, risque d’inaptitude…
Les TMS empiètent inéluctablement sur la vie personnelle et le bien-être des collaborateurs et peuvent causer du stress, de l’anxiété et des troubles du sommeil. Evidemment, cela joue sur les activités que les salariés peuvent réaliser lors de leurs jours de congés (sport et loisirs).
Des conséquences pour l’entreprise
Des salariés souffrant de troubles musculo-squelettiques étant sujets aux arrêts de travail, cela peut entraîner une surcharge d’activité pour les collègues, du stress et une dégradation du climat social. Derrière ce fléau, il y a un enjeu humain, organisationnel et économique pour l’entreprise.
Prévenir les TMS : une logique de prévention durable
Pour venir à bout de ce problème, on ne met pas en place des solutions pansement ! On mesure et on agit.
Agir sur le mobilier et les postes de travail
Dans le cadre de TMS liés à l’activité de bureau, la solution la plus évidente sera de renouveler les postes de travail (bureaux, fauteuils, outils ergonomiques). De nombreuses solutions mobilier existent pour que vos salariés se sentent bien.
L’une des solutions les plus connues et les plus en vogue qui répond à tous les besoins ergonomiques en entreprise : les bureaux réglables en hauteur ou bureaux assis debout. Ces modèles disponibles en bureau individuel ou Bench 2 personnes sont équipés d’une télécommande avec mémoire de position. Le collaborateur alterne entre travail assis et travail debout, ce qui réduit la tension et favorise la circulation sanguine. Le plateau étant réglable, sa hauteur s’adapte donc parfaitement à chaque utilisateur.
Pas de bureau sans fauteuil de bureau digne : l’élément primordial qui supporte le salarié pendant de longues journées de travail doit être à la fois robuste et ergonomique. De nombreuses solutions existent avec divers réglages (hauteur, translation d’assise, dossier, réglage de la tension, accoudoirs fixes, réglables en 3 ou 4 dimensions…)
Les repose-pieds sont aussi des solutions efficaces pour lutter contre les TMS. Ils aident à l’amélioration de la posture en permettant aux pieds de reposer à plat et de maintenir une bonne posture en position assise.
Enfin, des supports écran et du matériel informatique adapté (souris ergonomique, support d’ordinateur portable) adaptés peuvent contribuer à prévenir les TMS. Les bras écrans disposent de nombreux réglages (en hauteur, inclinaison de l’écran, réglages de la rotation, de la profondeur de l’écran…)
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Détecter et agir précocement
L’objectif est de repérer les signaux faibles et d’agir avant que les douleurs ne soient chroniques. Comment s’y prendre ?
- Sensibiliser toutes les équipes aux TMS et à leurs signaux d’alerte
- Développer des espaces de parole sur le travail, ou à défaut, faire des enquêtes internes anonymes régulières
- Se former et former les équipes pour prévenir les TMS (gestes, posture, compréhension du corps)
- Ajuster rapidement les situations de travail
Accompagner les situation existantes
Pour limiter l’impact des TMS sur les personnes déjà atteintes, plusieurs solutions existent. Ces personnes ont besoin de garder leur emploi et de voir leur situation s’améliorer malgré les atteintes. Il est donc possible d’aménager un poste de travail optimisé pour leur situation (bureau réglable, fauteuil ergonomique, accessoires de bureautique ergonomiques…). Il faudra aussi accompagner leur retour à l’emploi si les TMS ont donné lieu à un ou plusieurs arrêts maladie.
Tout cela ne peut se faire que grâce à l’implication de toutes les parties de l’entreprise, et en lien avec la médecine du travail. La direction, les managers, les salariés… Tout le monde est concerné par cette problématique. Il s’agit d’une vraie démarche vivante. Elle ne peut pas être ponctuelle.
Se former à détecter les TMS
On ne détecte pas les Troubles musculo-squelettiques seul. Plusieurs acteurs peuvent vous aider pour croiser les regards et gagner en pertinence. La médecine du travail est formée pour accompagner les entreprises aux bons gestes et bonnes positions.
Des organismes sont experts dans les formations en entreprises sur les risques liés aux TMS. Ces formations s’articulent sur une journée ou une demi-journée. Elles permettent d’identifier et de mieux contrer tout ce qui peut nuire à sa santé dans le cadre de l’entreprise : activités, limites du corps humain, comprendre les facteurs risques…
Des consultants ergonomes sont également formés pour accompagner les entreprises sur ces risques liés à l’activité professionnelle.
Et surtout : on évite la sédentarité !